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mai 25

La peinture du Kelimutu

Afin de garder une trace de notre voyage, nous souhaitons ramener un souvenir représentatif et marquant de chacun des pays. Une règle qui n’est pas totalement respectée puisque du Cambodge et de Singapour, nous ne ramenons rien.

L’Indonésie, le pays dans lequel nous passerons le plus de temps, est si vaste et si varié (il mériterait une année entière pour le découvrir correctement) que nous ramenons un objet de chaque grande île (Sumatra, Florès, Bali et Java). Après les statuettes en bois Batak de Sumatra, les probables masques balinais et javanais à venir, on se déniche un parang au grand marché de Boawae à Florès. Pour le définir simplement, le parang est une bonne grosse machette utilisée notamment dans les sacrifices rituels de buffles et de chevaux de la culture Ngada. De fait, il apparaît comme un objet de première nécessité pour une prochaine participation à un congrès de l’UMP ou à une grève RATP.

A nous les manifs !

L’achat se fait auprès d’un vieil homme qui, après un malentendu, nous réclame plus que le deal conclu. Avant que sa réclamation ne tourne au scandale, une bonne cinquantaine de badauds s’étant agglutinée auprès de l’attraction du jour, nous lui donnons ce qu’il veut et tournons les talons. Une expérience rageante assez spéciale…

Le marché de Boawae

A la suite de cela, nous quittons Boawae pour l’immanquable merveille naturelle de Florès : le volcan Kelimutu. A bord d’un bemo (mini bus) à la puissance explosive d’un Solex et bercés par une soupe musicale locale, nous roulons vers le village de Moni.

Petit bémo stylé

L’arrivée sur le volcan est mythique. Nous découvrons les trois lacs de couleurs différentes qui le composent et dont deux ont la particularité de varier dans le temps.

Les deux lacs du Kelimutu

Selon la légende, le phénoménal lac bleu turquoise, chaud et acide, abriterait les âmes des enfants morts, le lac vert-brun aux reflets changeants, les âmes des vieux tandis que le lac noir isolé serait semblable à l’enfer. On passe plusieurs heures à les contempler avant l’arrivée inéluctable des nuages. On y vient deux jours consécutifs afin de les voir avec la lumière qui leur est due et qui les sublime. Sous le soleil, le lac bleu est surréaliste. Sa couleur opaque et intense paraît artificielle.

Marie en contemplation...

Pour conclure, une spéciale dédicace à nos amis belges pour les sympathiques rencontres faites ici-bas : à Martin pour sa vidéothèque partagée et protégée dans ses disques durs de l’armée américaine. A Max et Laurence, nous leur souhaitons bonne chance en Nouvelle-Zélande !

Et bien entendu, une spéciale dédicace à nos chères maman à l’occasion de la fête des mères (avec un jour d’avance, pas vraiment le choix !). On vous aime…

PS : Nous partons maintenant pour un monde perdu, dans le village baleinier de Lamalera sur l’archipel de Solor…

2 Commentaires

  1. Nicole Kocwin

    Bonjour les jeunes
    Comme çà fait plaisir que vous ayez pensé à la fête des mères ! Merci
    Portez vous bien et plein de bises
    Al et Mum Nicole(pour Adrien: (« à s’manman »!)
    Ps:le récit de votre voyage est toujours passionnant et vos photos belles et représentatives

    1. reibmag

      ça fait plaisir de te la fêter !
      Bon le « à s’manman » adressé à un nain de 12 ans était pas forcément nécessaire mais bon 😉
      En tout cas, j’espère que tu vas bien chère Mum…

      Je t’embrasse (et bien sûr Marie également)

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